Pourquoi l’Europe ?

Par Thomas Ferenczi

Plus d’un demi-siècle après sa naissance, l’Europe unie se demande à quoi elle sert et se cherche de nouvelles raisons d’exister. N’est-il pas temps de refonder le projet communautaire pour lui permettre de répondre aux nouveaux défis, qui ont désormais pour noms globalisation, réchauffement climatique, terrorisme, immigration, développement ? Une synthèse indispensable à l’heure où on se pose tant de questions sur le rôle de l’Europe.

Par un curieux paradoxe, c’est au moment où l’Union européenne voit se multiplier, au-delà de ses frontières, les demandes d’adhésion que se développe à son égard, au sein de sa propre population, une vague de scepticisme et de méfiance. Plus d’un demi-siècle après sa naissance, l’Europe unie se demande à quoi elle sert et se cherche de nouvelles raisons d’exister. Ses fondateurs ont voulu, au lendemain des conflits meurtriers qui ont endeuillé le Vieux continent, réconcilier les peuples, assurer le maintien de la paix et de la liberté, reconstruire les économies. Mission accomplie. Les vieilles querelles du passé appartiennent aux livres d’histoire. L’organisation politique de l’Europe a permis le retour de la démocratie et de la prospérité.

Dès lors quelle doit être aujourd’hui la mission de l’Union européenne ? N’est-il pas temps de refonder le projet communautaire pour lui permettre de répondre aux nouveaux défis, qui ont désormais pour noms globalisation, réchauffement climatique, terrorisme, immigration, développement ? Comme l’avenir ne se construit pas sans référence au passé, il est important de garder en mémoire l’histoire de la construction européenne, de revisiter ses principales étapes, de connaître les grandes figures qui l’ont incarnée, de prendre la mesure des controverses auxquelles elle a donné lieu.

C’est à un tel parcours que ce livre invite le lecteur, appelé à voyager des premiers temps de l’Europe chrétienne aux nombreuses crises de l’époque contemporaines, en compagnie de ceux qui ont milité, par la parole ou par l’action, en faveur de l’unité du Vieux continent.

Découvrez notre entretien-vidéo avec Thomas Ferenczi :
- Présentation du livre


Prix :
- Ce livre a fait partie des trois derniers ouvrages en lice pour le Prix du livre européen 2008, prix décerné chaque année à un ouvrage qui entend promouvoir les valeurs de l’Europe et contribuer à mieux incarner l’Union auprès des citoyens. Consultez ici les articles de presse à ce sujet.

- Pourquoi l’Europe ? a fait partie de la sélection 2009 pour le Prix Europe-Promotion du Livre.


Consultation en ligne

Téléchargez gratuitement plus de 100 pages du livre Pourquoi l’Europe ?, contenant :
- la table des matières
- l’introduction
- l’index
- les premières pages de chacun des chapitres.

Ouvrir le PDF (447,37 Ko)


Extraits de presse

Rencontres et conférences

Thomas Ferenczi à participé aux évènements suivants :
- le mardi 9 juin 2009, il a participé à un dîner-débat organisé par l’association Alcyon. Il a interpelé les participants sur ces questions : Pourquoi une désaffection des citoyens pour l’Europe ? Que faire pour relancer l’intérêt pour l’Europe ? Y a-t-il des valeurs communes qui assurent l’unité de l’Europe ? et lesquelles ? Le dîner a eu lieu dans les salons du Cercle Républicain.
- le mardi 26 mai 2009, il a donné une conférence sur le thème de “L’Europe politique est-elle une utopie ?”. La conférence, organisée par le Grand Palais et les Presses Universitaires de France, entrait dans le cadre des Mardis du Grand Palais.
- Le lundi 17 novembre 2008, présentation de son livre à Genève, invité par Trade Strategies.

Presse écrite et Internet

Plus d’un demi-siècle après sa naissance, l’Europe unie se demande à quoi elle sert et se cherche de nouvelles raisons d’exister. […] Comme l’avenir ne se construit pas sans référence au passé, il est important de garder en mémoire l’histoire de la construction européenne, de revisiter ses principales étapes, de connaître les grandes figures qui l’ont incarnée, de prendre la mesure des controverse auxquelles elle a donné lieu. Ce livre invite donc le lecteur, appelé à voyager des premiers temps de l’Europe chrétienne aux nombreuses crises de l’époque contemporaine, en compagnie de ceux qui ont milité, par la parole ou par l’action, en faveur de l’unité du Vieux Continent.
(www.afccre.org, février 2009)
Tout l’article

Le correspondant du Monde à Bruxelles, Thomas Ferenczi, propose dans cet ouvrage de synthèse une réflexion sur la construction européenne aujourd’hui en s’interrogeant autour d’un paradoxe, celui d’une Europe qui s’élargit, intègre toujours plus de peuples, mais à l’intérieur de laquelle le scepticisme semble s’accroître. […] L’essai, dans lequel on ne cherchera pas une perspective historique trop érudite ou trop scientifique, est une bonne réflexion sur l’Europe d’aujourd’hui, accessible à tous de par un style alerte et une approche très synthétique. Il est aussi stimulant dans la perspective des prochaines élections européennes.
(Laurent Jalabert, L’Ours, février 2009)
Tout l’article

Cet ouvrage présente l’immense avantage d’offrir au lecteur plusieurs angles d’attaques. [...] Thomas Ferenczi tord volontairement le cou à quelques préjugés et effets de tribune faciles.
(Bruno Modica, Les Clionautes, le 18 octobre 2008)
Tout l’article

Ce livre est le plaidoyer d’un européiste convaincu qui, posant la question “pourquoi l’Europe ?”, s’efforce surtout d’apporter des réponses, des justifications à la poursuite de l’intégration européenne.
(Marc Germanangue, www.nonfiction.fr, 10 octobre 2008)
Tout l’article

[Le livre] de Thomas Ferenczi est des plus intéressants. Il s’intitule sobrement Pourquoi l’Europe ?, reprenant la question posée au Bundestag par la chancelière Angela Merkel en 2006. […] En résumé, voici un livre clair et didactique qui améliore considérablement notre connaissance de la réalité européenne et nous incite à réfléchir à son devenir.
(Anne Marie Abraham, Français 2000, septembre 2008)
Tout l’article

Cet ouvrage, clair et synthétique, est une petite somme sur l’histoire de l’Europe et les défis rencontrés aujourd’hui.
(Henri Madelin, Revue Études, juillet-août 2008)

Le chef du bureau bruxellois du quotidien Le Monde fait d’abord ici oeuvre de sereine et accessible pédagogie pour résumer, sans bavardage, l’inlassable quête d’unité de notre continent, du temps médiéval de la chrétienté à l’UE actuelle. […] Il dresse un tableau synthétique des questions, non moins inlassables, qui tiraillent l’Union européenne. […] Le coeur du livre de Thomas Ferenczi tient dans la centaine de pages dédiées aux hommes – peu de femmes, de fait – qui ont fait l’Europe. […] Des portraits brossés à gros traits, dont l’auteur retient l’épaisseur européenne, ainsi que de nombreuses citations, parfois méconnues et croustillantes.
(Sébastien Maillard, La Croix, 4 juin 2008)

La Libre Belgique a conseillé la lecture de Pourquoi l’Europe ? le 29 mai 2009 dans le cadre d’un article sur les élections européennes.
Voir l’article


Interview

- La construction européenne a permis de rétablir la paix et de préserver la liberté sur le Vieux continent. À quoi sert-elle aujourd’hui ?

- Thomas Ferenczi : L’Europe suscite aujourd’hui moins d’enthousiasme qu’hier. Personne ne remet en cause l’idée d’une organisation politique du Vieux continent mais la plupart des gens s’en désintéressent. Le risque est qu’ils ne comprennent plus pourquoi il faudrait continuer à se mobiliser pour le projet européen. Angela Merkel a posé la question en 2006 : pourquoi l’Europe ? À l’Ouest la réconciliation entre les peuples est acquise, à l’Est le communisme s’est effondré. Quelle est la raison d’être de l’Union ? Ce qu’on attend désormais de l’Europe, me semble-t-il, c’est qu’elle réponde aux nouveaux défis et aux nouvelles menaces. L’Union européenne doit aider les États membres à s’adapter à la mondialisation mais aussi à lutter contre le réchauffement climatique, à réduire la pauvreté dans le monde, à répandre les valeurs de la démocratie. Ils y parviendront mieux ensemble qu’en ordre dispersé.

- En parlant d’adaptation à la mondialisation, vous confirmez donc que l’Europe est le cheval de Troie du néolibéralisme ?

- C’est un des grands débats que suscite l’Union européenne. Celle-ci doit-elle permettre au Vieux continent de résister à la mondialisation ou le soumettre à ses lois ? Résister à la mondialisation, ce serait, à mon avis, empêcher l’Europe de se moderniser et de profiter des effets positifs du marché. Se soumettre à la mondialisation, ce serait renoncer au modèle social européen. Il faut trouver une troisième voie, qui assure à l’Europe une certaine maîtrise de la mondialisation..

- L’Europe prétend diffuser les valeurs démocratiques. Ne souffre-t-elle pas elle-même d’un important "déficit démocratique" ?

- Il est vrai que les peuples des États membres sont peu associés aux choix de politique européenne. On peut répondre que les organes dirigeants de l’Union ont été démocratiquement choisis par les citoyens, le Parlement par le suffrage universel direct, le Conseil et la Commission par le biais des gouvernements élus. Mais cela n’empêche pas qu’un profond fossé sépare les électeurs de leurs représentants européens. L’enjeu est de créer une vie démocratique européenne qui donne plus de visibilité aux débats de l’Union.

- L’erreur n’est-elle pas de vouloir dépasser le cadre de la nation, qui est le lieu de la démocratie ?

- C’est un autre des grands thèmes de discussion qui ont marqué l’histoire de la construction européenne. Doit-on aller vers la création d’un État fédéral européen, sous la forme d’États-Unis d’Europe, comme l’envisageaient les pères fondateurs, ou bâtir une Europe des États, selon la formule du général de Gaulle, qui respecte les souverainetés nationales ? Rares sont ceux qui croient encore à l’idée d’un État européen mais la controverse continue d’opposer ceux qui veulent une union aussi étroite que possible entre les pays de l’Union et ceux qui se contentent d’organiser leur coopération. L’Europe telle qu’elle existe est le résultat d’un compromis entre les deux thèses. Personnellement je pense, comme Jean Monnet que "la coopération entre les nations, si importante soit-elle, ne résout rien" et qu’il faut accepter, contre la tentation du nationalisme, des transferts de pouvoir vers l’Europe.

- Jusqu’où l’Europe doit-elle s’étendre ?

- Ni l’histoire ni la géographie ne suffisent à définir les contours de l’Europe. Les leçons de l’histoire sont ambiguës, les données de la géographie floues. La réponse ne peut être que politique. Il est évident que plus l’Europe s’étendra plus il sera difficile de l’unir. Le choix de ses frontières dépend donc en partie du degré d’intégration que l’on juge nécessaire. Le débat sur l’adhésion de la Turquie est légitime. Qu’on accepte ou non l’entrée de la Turquie dans l’Union, il me semble difficile d’aller au-delà vers l’Est. D’autres formes d’association sont concevables avec les pays voisins.


Également à propos de l’Europe chez André Versaille éditeur :

L’Europe frigide, d’Élie Barnavi
Dictionnaire historique de l’Europe unie, sous la direction de Pierre Gerbet
Sortir de la crise : comment l’Europe peut sauver le monde, de Guy Verhofstadt

Lettre d'information
s'abonner 
rechercher 


Contact   -   © André Versaille éditeur   -   Réalisation : Vertige asbl